Les dangers du tabac


Retour à la liste

16 février 2016

Le tabac provoque 200 morts prématurés évitables par JOUR en France.

Le tabac et ses méfaits

  • Sur votre portefeuille, le coût moyen est d’environ 2 200 euros par an pour un fumeur de 20 cigarettes par jour, soit environ 190 euros par mois !
  • Risque de dépendance
  • Physique dû à la nicotine, principale alcaloïde compris dans le tabac qui se fixe à des récepteurs qui quand ils ne sont plus saturés provoque le phénomène de manque. Ce manque se caractérise par des pulsions d’envie de fumer, de l’irritabilité, de la nervosité, de l’anxiété des troubles du sommeil.
  • Psychologique : la cigarette est allumée machinalement comme dans un rituel, pour se calmer ou se stimuler, ou avec un café…
  • Comportementale et environnementale : la pression de groupe, sociale.

 

Risque pour votre santé et celle de votre entourage

Acétone, ammoniaque, arsenic, béryllium, cadmium, cyanure d’hydrogène, monoxyde de carbone, oxyde d’éthylène, mercure, nitro benzène, uranium 235, 238, styrène, toluène, nicotine…

Vous penserez qu’il s’agit de substances néfastes et vous aurez raisons, mais ce n’est qu’un aperçu de la petite centaine de substances classées cancérigènes, toxiques pour les voies respiratoires, pour le système cardio-vasculaire, le système de reproduction et substances addictives contenues dans la fumée de cigarette.

Ces substances provoquent des cancers du poumon, de la gorge, de la plèvre, de la langue et de l’œsophage…, favorisent des maladies cardio-vasculaires (AVC, infarctus, artérites…), des maladies respiratoires comme la bronchite chronique.

Elles sont responsables enfin des effets secondaires qui ne nous embellissent pas : peau terne, affection bucco-dentaire, baisse du goût etc…

 

L’arrêt du tabac est donc source d’économie, il permet de retrouver une peau plus belle, le goût, des dents saines… Il améliore votre santé et celle de votre entourage qui était soumis à un tabagisme passif.

La liste ci-dessous issue du site « tabac info service » vous dresse tous les bienfaits de l’arrêt du tabac  

 

« L’arrêt du tabac, s’il suscite bien des difficultés, réserve souvent de bonnes surprises. Quelle que soit la quantité de tabac consommée et aussi longtemps qu’on ait fumé, il n’est jamais trop tard pour arrêter et les bénéfices de l’arrêt du tabac interviennent presque immédiatement :

  • 20 minutes après la dernière cigarette : La pression sanguine et les pulsations du cœur redeviennent normales.
  • 8 heures après la dernière cigarette :
    • La quantité de monoxyde de carbone dans le sang diminue de moitié.
    • L’oxygénation des cellules redevient normale.
  • 24 heures après la dernière cigarette : Le risque d’infarctus du myocarde diminue déjà. Les poumons commencent à éliminer le mucus et les résidus de fumée. Le corps ne contient plus de nicotine.
  • 48 heures après la dernière cigarette :
    • Le goût et l’odorat s’améliorent.
    • Les terminaisons nerveuses gustatives commencent à repousser.
  • 72 heures après la dernière cigarette
    • Respirer devient plus facile.
    • Les bronches commencent à se relâcher et on se sent plus énergique.
  • 2 semaines à 3 mois après la dernière cigarette : La toux et la fatigue diminuent. On récupère du souffle. On marche plus facilement.
  • 1 à 9 mois après la dernière cigarette : Les cils bronchiques repoussent. On est de moins en moins essoufflé.
  • 1 an après la dernière cigarette :
    • Le risque d’infarctus du myocarde diminue de moitié.
    • Le risque d’accident vasculaire cérébral rejoint celui d’un non-fumeur.
  • 5 ans après la dernière cigarette : Le risque de cancer du poumon diminue presque de moitié.
  • 10 à 15 ans après la dernière cigarette : L’espérance de vie redevient identique à celle des personnes n’ayant jamais fumé.

 

Par ailleurs, l’arrêt permet de se libérer de la dépendance du tabac. Si la dépendance physique disparaît en moyenne en quelques semaines, la dépendance psychologique est plus lente à s’estomper. Plusieurs mois sont parfois nécessaires pour ne plus avoir de fortes envies de cigarettes.

Dans tous les cas, même plusieurs années après l’arrêt du tabac, fumer une cigarette expose à une reprise du tabagisme, car elle réveille le besoin physique et relance la dépendance comporte – mentale. Mais quel bonheur de pouvoir sortir, bouger, sans être obligé de vérifier si l’on a assez de cigarettes ou si le débit de tabac est encore ouvert ! »

 

Pour vous aider dans votre démarche diverses méthodes existent, mais le meilleur moyen de s’arrêter est de de jamais commencer !

L’arrêt doit être bien préparé, il faut évaluer votre dépendance et déterminer parmi les 3 décrites celle qui prend le pas sur les autres. Le plus connu est le test de Fageström qui détermine votre dépendance vis-à-vis de la nicotine (dépendance physique).

ÉVALUATION DE LA DÉPENDANCE CHIMIQUE À LA NICOTINE [1] :

QUESTIONNAIRE DE FAGERSTRÖM

Combien de temps après votre réveil fumez-vous votre première cigarette ?

Dans les 5 premières minutes                                   3

Entre 6 et 30 minutes                                                 2

Entre 31 et 60 minutes                                               1

Après 60 minutes                                                        0

 

Trouvez-vous difficile de vous abstenir de fumer dans les endroits où c’est interdit ?

Oui                                                                                    1

Non                                                                                   0

 

À quelle cigarette de la journée renonceriez-vous le plus difficilement ?

La première le matin                                                   1

N’importe quelle autre                                                0

 

Combien de cigarettes fumez-vous par jour en moyenne ?

10 ou moins                                                                   0

11 à 20                                                                             1

21 à 30                                                                             2

31 ou plus                                                                        3

 

Fumez-vous à un rythme plus soutenu le matin que l’après-midi ?

Oui                                                                                       1

Non                                                                                      0

 

Fumez-vous lorsque vous êtes malade, au point de devoir rester au lit presque toute la journée ?

Oui                                                                                       1

Non                                                                                      0

 

 Et voici l’interprétation des scores

 SCORE DE 0 À 2 :

Le sujet n’est pas dépendant à la nicotine. Il peut arrêter de fumer sans avoir recours à des substituts nicotiniques. Si toutefois le sujet redoute l’arrêt, vous pouvez lui apporter des conseils utiles de type

comportementaux (jeter les cendriers, boire un verre d’eau…). Si le sujet redoute l’arrêt, vous pouvez lui conseillez d’appeler Tabac Info Service au 39 89 pour recevoir des conseils et du soutien.

SCORE DE 3 À 4 :

Le sujet est faiblement dépendant à la nicotine. Il peut arrêter de fumer sans avoir recours à un substitut nicotinique. En cas de manque ou de difficultés passagères (irritabilité, manque, envie très forte…) vous pouvez éventuellement lui conseiller de prendre un substitut nicotinique par voie orale (comprimé à sucer, gomme à mâcher, comprimé sublingual…). Si le sujet redoute l’arrêt, vous pouvez lui conseillez d’appeler Tabac Info Service au 39 89 pour recevoir des conseils et du soutien.

SCORE DE 5 À 6 :

Le sujet est moyennement dépendant. L’utilisation des traitements pharmacologiques de substitution nicotinique va augmenter ses chances de réussite. Vos conseils seront utiles pour l’aider à choisir la galénique la plus adaptée à son cas.

SCORE DE 7 À 10 :

Le sujet est fortement ou très fortement dépendant à la nicotine. L’utilisation de traitements pharmacologiques est recommandée (traitement nicotinique de substitution ou des médicaments). Ce traitement doit être utilisé à dose suffisante et adaptée. En cas de difficulté, orienter le patient vers une consultation spécialisée.

 Total

Il existe des prises en charges psychologiques, des substituts nicotiniques, des médicaments. Pour ce faire faites-vous accompagner par un professionnel de santé.

 

Les substituts nicotiniques :

Quel que soit la forme galénique (patch, gommes à mâcher, pastilles à sucer) votre professionnel de santé vous conseillera et vous proposera le meilleur traitement pour vous aider à surmonter les premiers mois d’abstinence.

La réponse médicamenteuse :

Deux molécules ont une AMM[2], ces deux médicaments nécessitent une prescription médicale.

 

Votre pharmacien, votre médecin peuvent vous orienter vers des consultations spécialisées, votre médecin peut vous prescrire le traitement qui vous conviendra.

 

Cette fiche ne traite pas volontairement de l’e-cigarette qui permet le vapotage ; ce dispositif n’étant pas vendu en officine.

Nous reproduisons pour information l’avis de la HAS datant du 21 janvier 2014 :

« Quelle place pour la cigarette électronique ?

La cigarette électronique n’est pas recommandée à ce jour comme outil d’aide à l’arrêt du tabac, car son efficacité et son innocuité n’ont pas été suffisamment évaluées à ce jour. La HAS considère en revanche que, du fait de sa toxicité beaucoup moins forte qu’une cigarette, son utilisation chez un fumeur qui a commencé à vapoter et qui veut s’arrêter de fumer ne doit pas être découragée. La HAS recommande au fumeur d’en parler avec son médecin traitant qui lui proposera une stratégie personnalisée et adaptée pour arrêter de fumer. »

 

http://www.has-sante.fr/portail/jcms/c_1719643/fr/arreter-de-fumer-et-ne-pas-rechuter-la-recommandation-2014-de-la-has

http://www.tabac-info-service.fr/?gclid=CNurqIPGvcoCFcoaGwodqF4KNg

J’arrête de fumer : le guide pratique pour y parvenir – INES

www.inpes.sante.fr/CFESBases/catalogue/pdf/1110.pdf

Sites internet consultés en janvier 2016

 

[1] Source site Tabac info service

[2] Autorisation de mise sur le marché

 

Dans tous les cas demandez toujours conseil à votre médecin, cette fiche ne se substitue en aucun cas à une consultation médicale.